Journée nationale de la prostate

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Quel est l'objectif de cette journée nationale de la prostate ?

Le 20 Septembre est organisée par l’Association Européenne d’Urologie (AEU) la journée nationale de la prostate.
Cette journée de mobilisation a pour but de sensibiliser le grand public et les professionnels de santé sur les différentes pathologies affectant la prostate.

Qu'est-ce que la prostate ?

La prostate est une glande qui fait partie de l’appareil reproducteur masculin.

Elle se situe sous la vessie et en avant du rectum.

Le canal de l’urètre, qui conduit l’urine de la vessie vers l’extérieur, passe par le centre de la prostate : cette position explique les retentissements urinaires à type de blocage ou de mictions fréquentes retrouvés lors des différentes affections de la prostate.

Quel est le rôle de la prostate ?

La prostate fabrique le liquide prostatique qui entre dans la composition du sperme : celui-ci apporte les nutriments nécessaires aux spermatozoïdes lors de leur transfert jusqu’au col utérin.

Quelles sont les différentes pathologies touchant la prostate ?

On retrouve principalement 3 grandes entités :

  • Le cancer de la prostate
  • L’adénome ou hypertrophie bénigne
  • La prostatite : infection aigue ou chronique

Quels sont les symptômes d’un cancer de la prostate ?

Tout dépend du stade de la maladie.

Pendant plusieurs années le cancer de la prostate peut rester asymptomatique et sa découverte fortuite au décours d’un dépistage systématique.

Les symptômes sont sinon fonctionnels liés à l’augmentation du volume de la prostate :

  • Envie fréquente d’uriner (surtout la nuit)
  • Jet d’urine faible
  • Sensation de ne pas avoir vidé complétement sa vessie lors de la miction
  • Difficulté ou impossibilité d’uriner
  • Fuites urinaires
  • Infections urinaires
  • Douleurs osseuses

Concernant le dépistage du cancer de la prostate ?

Le cancer de la prostate est (hors cancers cutanés) le plus fréquent chez l’homme (59800 nouveaux cas en 2018) et la 3ème cause de mortalité par cancer après le cancer broncho-pulmonaire et le cancer colo-rectal.

Son dépistage se base sur le toucher rectal et le dosage du PSA (Antigène Spécifique de la Prostate) qui, en cas de taux élevé, sera complété par une IRM et une biopsie prostatique qui seule permet d’affirmer le diagnostic.

Le PSA est une enzyme prostatique dont le taux est normalement inférieur à 4 ng/ml.

Le dosage s’effectue par une simple prise de sang, sans nécessité d’être à jeun.

La société française d’Urologie recommande le diagnostic précoce pour les hommes entre 50 et 75 ans ayant une probabilité de survie prolongée de 10-15 ans. Ils doivent bénéficier d’une information éclairée sur les modalités, les enjeux et les risques éventuels.

La démarche diagnostique associe la recherche de facteurs de risque comme : 

  • Les antécédents familiaux de cancer de la prostate et du sein
  • L’origine ethnique africaine ou afro-caribéenne
  • L'exposition professionnelle à certains pesticides comme notamment le chlordécone 
  • La réalisation d’un toucher rectal et du dosage du PSA.

Il existe différentes situations qui peuvent faire augmenter son taux sans pour autant être synonyme de cancer :

  • Infections urinaires
  • Hypertrophie bénigne de la prostate
  • Après un examen prostatique comme, une échographie, une biopsie ou un toucher rectal

A l’inverse, une prise d’inhibiteurs de la 5-alpha-réductase (finasteride) prescrit dans le traitement de l’HBP fausse à la baisse le dosage du PSA (Son taux est divisé par 2).

Pour améliorer la spécificité du dosage du PSA dans le dépistage du cancer de la prostate pour les résultats compris entre 4 et 10 ng/ml, on utilise le rapport PSA libre / PSA total : la fraction libre du PSA étant moins élevée dans les cas de cancers que d’HPB, un rapport inférieur à 15% est corrélé à un cancer.

Enfin L’IRM permet d’augmenter l’identification des cancers de la prostate significatifs et de guider les biopsies prostatiques. Son indication est posée par l’urologue après une évaluation individuelle du risque de cancer de prostate.

Quel est le traitement d’un cancer de la prostate ?

Le choix du traitement va dépendre du type de cancer de la prostate (localisé ou métastatique) et de son niveau de gravité (à faible risque évolutif, risque intermédiaire ou risque élevé).

Mais aussi de différents critères à prendre en compte :

  • Age de découverte
  • Troubles fonctionnels
  • Pathologies associées
  • Contre-indications
  • Préférences du patient

En fonction de tous ces critères, et après information du patient des avantages et inconvénients de chaque type de traitement, l’urologue et le cancérologue vont définir ensemble le traitement le plus adapté parmi les suivants :

  • Une surveillance dite « active »
  • Prostatectomie totale (ablation de la prostate)
  • Radiothérapie/ Curithérapie
  • Hormonothérapie
  • Chimiothérapie
  • Autres traitements en cours d’évaluation HIFU (Ultrasons Focalisés de Haute Intensité) et cryothérapie
     

> Retrouvez plus d'information sur le site internet UROFRANCE

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