Mycoplasmes

Bactéries

Les mycoplasmes sont de petites bactéries ubiquitaires responsables d’infections respiratoires ou urogénitales chez l’homme.

C’est le cas de Mycoplasma genitalium responsable d’infections sexuellement transmissibles (IST) ou de Mycoplasma pneumoniae responsable d’infections respiratoires. Ces deux espèces étant considérées d’emblée comme pathogène pour l’homme.

D’autres espèces sont considérées comme commensales, c'est-à-dire comme colonisant l’organisme sans présenter obligatoirement de caractère infectieux. On estime que 50% des femmes seraient colonisées par des mycoplasmes.

Les mycoplasmes sont de petites bactéries responsables d’infections des voies génitales masculines, d’infections gynécologiques ou extra-génitales, de troubles de la reproduction, d’atteintes néonatales ou d’infections respiratoires.

Les mycoplasmes : qu’est-ce que c’est ?

Les mycoplasmes sont de petites bactéries largement répandus dans la nature et appartenant à la famille des Mollicutes. On distingue chez l’homme les mycoplasmes respiratoires et les mycoplasmes génitaux.

Mycoplasma pneumoniae est un mycoplasme respiratoire. Il est responsable le plus souvent de trachéo-bronchites. Plus exceptionnellement, il peut infecter les voies urogénitales. D’autres mycoplasmes respiratoires existent mais ne sont pas pathogènes pour l’homme.

Dans les voies urogénitales, certaines espèces sont présentes à l’état commensal : on parle alors de colonisation. C’est le cas de Mycoplasma hominis et Ureaplasma urealyticum qui peuvent potentiellement devenir pathogènes dans certains cas. Dans le cas de Mycoplasma genitalium, sa présence est considérée d’emblée comme pathogène.

Mode de transmission des mycoplasmes

Mycoplasma pneumoniae

Mycoplasma pneumoniae n’appartient pas à la flore commensale des voies respiratoires. La transmission se fait au contact de patients infectés par l’intermédiaire de gouttelettes excrétées par ces derniers lors d’éternuements, etc...

Les infections surviennent sous forme d’épidémie tous les 3 à 5 ans et de préférence en automne.

Mycoplasmes urogénitaux

Si Mycoplasma genitalium est considéré comme responsable d’infections sexuellement transmissibles (IST), ce n’est pas le cas de Mycoplasma hominis et Ureaplasma urealyticum qui sont des commensaux des voies génitales.

En France, on estime que 50% des femmes seraient porteuses d’Ureaplasma urealyticum et 10% pour Mycoplasma hominis. Ce portage est sans impact sur leur santé et le plus souvent asymptomatique.

La transmission peut se faire de la mère au nouveau-né au moment de l’accouchement.

Symptômes des infections à mycoplasmes

Les symptômes sont fonction de l’espèce qui infecte le patient et de la localisation : respiratoire ou urogénitale.

Mycoplasma pneumoniae

Mycoplasme pneumoniae est responsable d’infection respiratoire.

Le plus souvent, il s’agit de trachéobronchites. Les enfants et les jeunes adultes sont les plus concernés.

La forme la plus caractéristique est la pneumonie atypique. Elle commence le plus souvent par une touche sèche, des signes ORL et de la fièvre. Plus rarement, elle s’accompagne de signe extra-respiratoire (cutané, articulaire, neurologique et/ou péricardiaque).

On considère que 15 à 20% des infections communautaires seraient dues à Mycoplasma pneumoniae.

Mycoplasmes urogénitaux

Si Mycoplasma genitalium est considéré comme pathogène, il en va autrement de Mycoplasma hominis et Ureaplasma urealyticum qui sont des commensaux des voies génitales. Pour être considérées comme pathogènes, ces deux espèces doivent être isolées à une concentration élevée (au minimum 104 UCC/ml).

Mycoplasma hominis

Chez l’homme, Mycoplasma hominis ne semble pas avoir de rôle pathogène.

Chez la femme, les atteintes concernent le col de l’utérus (cervicite), les trompes (salpingite), l’endomètre (endométrite) et plus exceptionnellement la région pelvienne.

De plus, cette espèce est mise en cause dans les cas de vaginose bactérienne même si elles n’en sont pas la seule cause.

Ureaplasma urealyticum

Chez l’homme, Ureaplasma urealyticum est responsable d’urétrites non gonococciques, plus exceptionnellement d’épididymites ou prostatites.

Chez la femme, des atteintes de l’endomètre (endométriose) sont possibles.

Mycoplasma genitalium

Mycoplasma genitalium est considéré d’emblée comme pathogène. Les symptômes sont très proches de ceux provoqués par les infections à Chlamydiae trachomatis.

Chez l’homme, l’infection est responsable d’une urétrite ou plus simplement de brûlures mictionnelles. Plus rarement, il peut être la cause de prostatite ou d’épididymite.

Chez la femme, l’infection est responsable d’une cervicite, endométrite et salpingite. Il est également mis en cause dans certains cas de vaginose bactérienne.

Des atteintes extra-génitales sont possibles pour ces mycoplasmes habituellement responsables d’atteintes urogénitales.

Mycoplasmes urogénitaux et grossesse

La colonisation vaginale est fréquente pendant la grossesse. Elle peut concerner jusqu’à 50% des femmes enceintes pour Mycoplasma hominis, et jusqu’à 80% pour Ureaplasma urealyticum.

Si les mycoplasmes peuvent être considérés comme responsables d’accouchement prématuré, de rupture des membranes ou d’endométriose du post-partum, à ce jour, les connaissances actuelles ne permettent pas de l’affirmer. D’autres bactéries associées aux mycoplasmes pourraient en être responsable.

Diagnostic biologique des infections à mycoplasmes

Culture

La culture est réalisée à partir de prélèvements biologiques (premier jet des urines, prélèvement vaginal, prélèvement urétral, etc…) et permet d’isoler les souches Mycoplasma hominis et Ureaplasma urealyticum.

Comme évoqué précédemment, leur présence n’est pas forcément signe d’infection. Les mycoplasmes peuvent être présents à l’état commensal mais une concentration supérieure à 104 UCC/ml est évocateur d’infection.

La culture pour Mycoplasme genitalium et Mycoplasma pneumoniae n’est pas réalisée en routine car elle est plus longue et plus difficile.

 

Amplification génique par PCR

La technique par PCR permet le diagnostic d’infection par Mycoplasma genitalium directement à partir de milieux biologiques (premier jet des urines, prélèvement urétral, etc…).

En pratique, la PCR est peu réalisée car elle est couteuse et non remboursée par l’assurance maladie.

La technique PCR est également applicable aux autres mycoplasmes génitaux et à Mycoplasma pneumoniae mais difficile à mettre en œuvre en routine et donc peu ou pas pratiquée.

 

Sérologie

La sérologie se réalise à partir de sang prélevé chez le patient. Elle consiste à mettre en évidence la présence d’anticorps spécifiques vis-à-vis des mycoplasmes recherchés.

Il est habituellement recommandé de réaliser deux sérologies espacées de 2 à 3 semaines afin de juger de l’évolution des taux d’anticorps. Evolution qui permet de confirmer ou non le diagnostic d’infection active.

Si la sérologie est la plus utilisée pour porter le diagnostic d’infection à Mycoplasma pneumoniae, elle est en revanche peu pratiquée pour les mycoplasmes génitaux.

La sérologie est non remboursée par l’assurance maladie pour les mycoplasmes génitaux.

Traitement des infections à mycoplasmes

Le traitement repose sur l’administration par voie orale d’un antibiotique.

Il n’existe pas de vaccin permettant de se prémunir d’une infection à mycoplasmes.

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