Le dépistage du cancer du col de l’utérus par la recherche de Papillomavirus (HPV) en laboratoire est désormais remboursé

octobre rose 2017

Depuis le 4 mai 2020, toutes les analyses concernant le dépistage du cancer du col utérin (test HPV et frottis) sont prises en charge par la Sécurité Sociale.

RAPPEL DES ENJEUX

Le cancer du col de l’utérus est lié à une infection chronique à HPV. Chaque année en France ce cancer touche environ 3000 femmes et provoque plus de 1000 décès. Traité à un stade précoce, il est curable dans 100% des cas.

Il n’existe aucun symptôme spécifique du cancer du col de l’utérus, d’où l’importance du dépistage.

40% des femmes de 25 à 65 ans ne réalisent pas de frottis régulièrement, alors qu’il est recommandé tous les 3 ans.

Seulement 25% des jeunes filles sont vaccinées contre l’HPV en France, alors que l’efficacité du vaccin sur la diminution des lésions précancéreuses est désormais démontrée.

PRINCIPES DU DÉPISTAGE DU cancer du col de l'utérus

  • Entre 25 et 30 ans : le dépistage se fait par sur la réalisation de deux frottis à un an d’intervalle, puis tous les 3 ans en cas de résultat normal. Un frottis est un examen des cellules prélevées au niveau du col de l’utérus qui permet de détecter d’éventuelles lésions pré-cancéreuses. Avant 30 ans les infections à HPV sont fréquentes et le plus souvent transitoires. Il n’est donc pas utile de les rechercher.

 

  • Entre 30 et 65 ans : La recherche de l’HPV en laboratoire remplace le frottis. En effet, après 30 ans, la détection du virus est plus sensible que le frottis pour dépister une lésion du col utérin à risque (10% des femmes présentant un frottis normal développaient un cancer dans les années suivantes).

Si le virus est absent, un test négatif permet d’espacer le prochain dépistage à 5 ans. Si le virus est détecté, votre laboratoire complète le dépistage par un examen cytologique (frottis) sur le même prélèvement, sans avoir besoin de reprélever.

Le test de détection de l’HPV permet donc de détecter la maladie plus précocement et d’espacer davantage le rythme du dépistage en cas de résultat négatif.

ASPECTS PRATIQUES du dépistage HPV

Le dépistage individuel

Il nécessite une ordonnance. Le prélèvement cervico-utérin est réalisé par le gynécologue, le médecin traitant, la sage-femme ou dans certains laboratoires Cerballiance par un médecin-biologiste.

C’est le laboratoire qui prend en charge le prélèvement jusqu’au résultat final. Les tests sont pris en charge à 100% par l’assurance maladie sans l’absence d’avance de frais.

Le dépistage organisé

Toutes les femmes de 25 à 65 ans n’ayant pas fait réaliser leur dépistage depuis plus de 3 ans recevront un courrier de leur centre régional de coordination des dépistages des cancers les invitant à consulter leur gynécologue, médecin traitant, sage-femme ou laboratoire pour réaliser ce dépistage volontaire.

C’est le laboratoire qui prend en charge le prélèvement jusqu’au résultat final

En présentant le courrier d’invitation au médecin ou à la sage-femme, elles bénéficient d’une prise en charge à 100% du test par l’assurance maladie ainsi que de l’absence d’avance de frais.