Comprendre l'allergie

L’allergie est liée au développement d’une réaction inadaptée de l’organisme au contact d’un allergène. Cette réaction se développe dans un contexte regroupant un ensemble de facteurs familiaux et environnementaux. Elle a pour conséquence l’apparition de symptômes très variés qui évoluent au cours de la vie et peuvent toucher plusieurs organes.

La consultation médicale est incontournable pour évoquer le diagnostic, identifier les allergènes et suivre l’évolution de la maladie. En complément des informations recueillies pendant la consultation (symptômes, histoire de la maladie, exposition aux allergènes), le médecin a à sa disposition des tests biologiques de qualité.

Il existe en effet des tests sanguins de dépistage de l’allergie qui peuvent aider à confirmer ou exclure le diagnostic en cas de suspicion du médecin. D’autres examens, les tests d’identification, permettent également de rechercher les allergènes responsables des symptômes ou de personnaliser la prise en charge.

L’allergie est la conséquence d’une réaction inadaptée et exagérée de l’organisme suite au contact avec une substance qui devrait être tolérée. Ce phénomène conduit à l’apparition de symptômes très divers et parfois sévères.

L’allergie : qu’est-ce que c’est ?

L’allergie est une réponse inadaptée, néfaste de notre organisme, que l’on appelle réaction d’hypersensibilité. Cette réaction est déclenchée suite à une exposition à une substance de notre environnement qui devrait normalement être tolérée, l’allergène.

L’allergie est liée à la synthèse par notre organisme d’anticorps spécifiques, les immunoglobulines E ou IgE. Ce sont ces anticorps qui vont interagir avec un allergène pour déclencher la réaction allergique.

Le mécanisme de l’allergie se déroule en deux temps. Au 1er contact, l’organisme se sensibilise à l’allergène et produit des IgE. C’est à partir du 2e contact que les symptômes apparaissent, définissant l’allergie.

A noter : les phénomènes d’intolérance sont à ne pas confondre avec l’allergie. Les mécanismes en cause sont différents et les tests de diagnostic sont également distincts.

Pourquoi devient-on allergique ?

Il existe une prédisposition familiale à être allergique. En effet, un individu qui n’a aucun parent allergique aura 5 - 15% de risque de développer une allergie, tandis qu’un individu ayant ses 2 parents allergiques aura 40 - 60% de risque. On appelle ainsi atopie la tendance individuelle ou familiale à être allergique.

Notre environnement et l’exposition aux allergènes jouent aussi un rôle important dans la survenue de l’allergie. De ce fait, le mode de vie, l’alimentation ou la profession ont une influence sur le développement et l’évolution des sensibilisations allergiques.

L’allergie est en constante évolution dans les pays industrialisés et concerne près d’un quart de la population en France, en particulier la rhinite allergique ou rhume des foins.

Quels sont les symptômes de l’allergie ?

Les symptômes observés sont très divers et peuvent être rencontrés dans d’autres pathologies. Le diagnostic d’une allergie ne peut donc pas se baser uniquement sur la présence de ces symptômes.

Il peut s’agir de symptômes respiratoires :
- la rhinite : démangeaisons, écoulement, « nez bouché », éternuements ;
- la conjonctivite : démangeaisons, rougeur, larmoiement ;
- la toux ;
- l’asthme : respiration sifflante, toux, difficultés respiratoires, oppression thoracique.
Dans le cas de l’allergie, ces symptômes sont persistants et récidivants.

Des symptômes digestifs (diarrhées, vomissements, trouble de la croissance) ou cutanés (eczéma, urticaire) peuvent aussi être observés.

Parfois les réactions sont plus sévères et peuvent engager le pronostic vital : œdème de Quincke ou angio-œdème (gonflement des muqueuses des voies aériennes supérieures pouvant entraîner un risque d’asphyxie) et choc anaphylactique (réaction allergique exacerbée entrainant une hypotension et une insuffisance respiratoire sévère).

Evolution de l’allergie

L’allergie débute le plus souvent chez le nourrisson mais peut apparaître à tout âge.

Chez l’enfant de moins de 2 ans, les allergènes impliqués sont en général d’origine alimentaire et l’allergie se manifeste par des symptômes cutanés (eczéma) ou digestifs (diarrhées, retard de croissance).

Dans la majorité des cas, l’allergie alimentaire disparait lorsque l’enfant grandit. Mais de nouvelles sensibilisations pourront apparaître au cours du temps. Ainsi, chez l’adolescent et l’adulte, ce sont surtout les allergènes respiratoires qui sont en cause, provoquant des rhinites, des conjonctivites ou un asthme allergique.

Une personne allergique aux pollens pourra aussi voir apparaître des réactions suite à l’ingestion d’aliments d’origine végétale. Il s’agit de réactions croisées, dues à une forte ressemblance de certaines molécules contenues dans les pollens avec celles contenues dans les fruits et légumes.

Les symptômes et les sensibilisations évoluent donc tout au long de la vie des individus.

Il faut aussi savoir que les personnes allergiques sont le plus souvent polysensibilisées (80%), avec en moyenne 3 allergènes impliqués. C’est l’exposition cumulée à l’ensemble de ces allergènes qui déclenche les symptômes.

Il est donc très important de connaître tous les allergènes responsables des symptômes et de suivre leur évolution. Cela permet d’optimiser les mesures de prévention et les traitements pour améliorer la qualité de vie.

A quoi peut-on être allergique ?

Certains allergènes se trouvent dans l'air, ce sont les allergènes respiratoires :

Certains allergènes respiratoires sont présents dans l’environnement toute l’année et sont à l’origine de symptômes perannuels. Les plus importants sont les acariens, les animaux domestiques (chat), les moisissures et les blattes.

D’autres allergènes ne sont présents dans l’air que pendant une partie de l’année : ce sont les pollens. Les deux principaux pollens à fort risque allergique sont les pollens du bouleau et les pollens de graminées. Leur présence dans l’air varie selon la région et le climat (par exemple, le cyprès n'est présent que dans le sud de la France).

Il est possible de connaître les pollens présents à un moment donné et dans une région donnée grâce au réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA).

D'autres allergènes sont ingérés, ce sont les allergènes alimentaires :

Les aliments en cause dans les allergies alimentaires varient selon les pays et les habitudes alimentaires.

En France, chez l’enfant de moins de 2 ans, trois aliments sont le plus souvent incriminés : l’œuf, le lait de vache et l’arachide. Chez l’adulte, une grande variété d’aliments peut être responsable d’allergie : fruits (pomme), légumes (céleri), fruits à coque (noisette), crustacées, arachide…

Les allergènes alimentaires peuvent parfois être responsables de symptômes respiratoires et inversement.

Diagnostic biologique de l'allergie

Les tests biologiques de l’allergie peuvent être effectués à tout âge, à partir d’une prise de sang. Ils ne nécessitent pas d’être à jeun ni l’arrêt des traitements.

Les tests sanguins de dépistage de l’allergie répondent à la question : est-ce une allergie ?

Ils permettent, en complément de la consultation médicale, d’affirmer ou d’exclure l’origine allergique des symptômes et donc la prescription d’un traitement adapté. Il s’agit, par exemple du Phadiatop (dépistage d’allergies respiratoires) ou du Trophatop (dépistage d’allergies alimentaires)

D’autres tests sanguins répondent à la question : à quoi suis-je allergique ?

En cas de dépistage positif, les renseignements recueillis pendant la consultation médicale font suspecter 1 ou plusieurs allergènes. Les dosages d’IgE spécifiques de ces allergènes (par exemple : IgE spécifique du bouleau) permettent de conclure en cas de résultat positif à une sensibilisation. Le médecin généraliste peut aussi conseiller une consultation chez un médecin allergologue. Ce médecin spécialiste peut effectuer des tests cutanés qui orienteront le diagnostic.

Enfin, des tests plus pointus, prescrits par l’allergologue, pourront permettre d’adapter et de personnaliser la prise en charge : ce sont les IgE spécifiques d’allergènes moléculaires ou recombinants. Ces tests aident par exemple l’allergologue à prédire la sévérité des symptômes ou à adapter le régime alimentaire.

Que faire si je suis allergique ?

En cas d’allergie alimentaire :

L’allergène identifié devra être supprimé totalement ou partiellement de l’alimentation. Ces mesures d’évictions alimentaires pourront être affinées, avec l’allergologue, à l’aide de tests sanguins très pointus : les dosages d’IgE spécifiques d’allergènes moléculaires ou recombinants. L’objectif est de diminuer au maximum les évictions pour le confort de la personne allergique.

Pour les enfants scolarisés, un PAI (Projet d’Accueil Individualisé) permet à l’établissement scolaire de recevoir les enfants allergiques en toute sécurité.

En cas d’allergie respiratoire :

Des mesures peuvent permettre de réduire la quantité d’allergènes présents dans l’environnement (retrait des moquettes par exemple pour les acariens). Ces mesures peuvent être complétées par des traitements utilisés pour atténuer ou supprimer les symptômes (traitements anti-histaminiques). Mais ces traitements ne guérissent pas de l’allergie.

Il existe des traitements qui agissent sur la cause de l’allergie et peuvent supprimer définitivement les symptômes. Il s’agit de la désensibilisation ou immunothérapie spécifique. Ce sont des traitements au long court.

L’allergie : qu’est-ce que c’est ?

L’allergie est une réponse inadaptée, néfaste de notre organisme, que l’on appelle réaction d’hypersensibilité. Cette réaction est déclenchée suite à une exposition à une substance de notre environnement qui devrait normalement être tolérée, l’allergène.

L’allergie est liée à la synthèse par notre organisme d’anticorps spécifiques, les immunoglobulines E ou IgE. Ce sont ces anticorps qui vont interagir avec un allergène pour déclencher la réaction allergique.

Le mécanisme de l’allergie se déroule en deux temps. Au 1er contact, l’organisme se sensibilise à l’allergène et produit des IgE. C’est à partir du 2e contact que les symptômes apparaissent, définissant l’allergie.

A noter : les phénomènes d’intolérance sont à ne pas confondre avec l’allergie. Les mécanismes en cause sont différents et les tests de diagnostic sont également distincts.

Pourquoi devient-on allergique ?

Il existe une prédisposition familiale à être allergique. En effet, un individu qui n’a aucun parent allergique aura 5 - 15% de risque de développer une allergie, tandis qu’un individu ayant ses 2 parents allergiques aura 40 - 60% de risque. On appelle ainsi atopie la tendance individuelle ou familiale à être allergique.

Notre environnement et l’exposition aux allergènes jouent aussi un rôle important dans la survenue de l’allergie. De ce fait, le mode de vie, l’alimentation ou la profession ont une influence sur le développement et l’évolution des sensibilisations allergiques.

L’allergie est en constante évolution dans les pays industrialisés et concerne près d’un quart de la population en France, en particulier la rhinite allergique ou rhume des foins.

Quels sont les symptômes de l’allergie ?

Les symptômes observés sont très divers et peuvent être rencontrés dans d’autres pathologies. Le diagnostic d’une allergie ne peut donc pas se baser uniquement sur la présence de ces symptômes.

Il peut s’agir de symptômes respiratoires :

  • la rhinite : démangeaisons, écoulement, « nez bouché », éternuements ;
  • la conjonctivite : démangeaisons, rougeur, larmoiement ;
  • la toux ;
  • l’asthme : respiration sifflante, toux, difficultés respiratoires, oppression thoracique.

Dans le cas de l’allergie, ces symptômes sont persistants et récidivants.

Des symptômes digestifs (diarrhées, vomissements, trouble de la croissance) ou cutanés (eczéma, urticaire) peuvent aussi être observés.

Parfois les réactions sont plus sévères et peuvent engager le pronostic vital : œdème de Quincke ou angio-œdème (gonflement des muqueuses des voies aériennes supérieures pouvant entraîner un risque d’asphyxie), choc anaphylactique (réaction allergique exacerbée entrainant une hypotension et une insuffisance respiratoire sévère).

Evolution de l’allergie

L’allergie débute le plus souvent chez le nourrisson mais peut apparaître à tout âge.

Chez l’enfant de moins de 2 ans, les allergènes impliqués sont en général d’origine alimentaire et l’allergie se manifeste par des symptômes cutanés (eczéma) ou digestifs (diarrhées, retard de croissance).

Dans la majorité des cas, l’allergie alimentaire disparait lorsque l’enfant grandit. Mais de nouvelles sensibilisations pourront apparaître au cours du temps. Ainsi, chez l’adolescent et l’adulte, ce sont surtout les allergènes respiratoires qui sont en cause, provoquant des rhinites, des conjonctivites ou un asthme allergique.

Une personne allergique aux pollens pourra aussi voir apparaître des réactions suite à l’ingestion d’aliments d’origine végétale. Il s’agit de réactions croisées, dues à une forte ressemblance de certaines molécules contenues dans les pollens avec celles contenues dans les fruits et légumes.

Les symptômes et les sensibilisations évoluent donc tout au long de la vie des individus.

Il faut aussi savoir que les personnes allergiques sont le plus souvent polysensibilisées (80%), avec en moyenne 3 allergènes impliqués. C’est l’exposition cumulée à l’ensemble de ces allergènes qui déclenche les symptômes.

Il est donc très important de connaître tous les allergènes responsables des symptômes et de suivre leur évolution. Cela permet d’optimiser les mesures de prévention et les traitements pour améliorer la qualité de vie.

Substances à risque allergique

Allergènes respiratoires :

Certains allergènes respiratoires sont présents dans l’environnement toute l’année et sont à l’origine de symptômes perannuels. Les plus importants sont les acariens, les animaux domestiques (chat), les moisissures et les blattes.

D’autres allergènes ne sont présents dans l’air que pendant une partie de l’année : ce sont les pollens. Les deux principaux pollens à fort risque allergique sont les pollens du bouleau et les pollens de graminées. Leur présence dans l’air varie selon la région et le climat (par exemple, le cyprès est présent dans le sud de la France).

Il est possible de connaître les pollens présents à un moment donné et dans une région donnée grâce au réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA).

Allergènes alimentaires :

Les aliments en cause dans les allergies alimentaires varient selon les pays et les habitudes alimentaires.

En France, chez l’enfant de moins de 2 ans, trois aliments sont le plus souvent incriminés : l’œuf, le lait de vache et l’arachide. Chez l’adulte, une grande variété d’aliments peut être responsable d’allergie : fruits (pomme), légumes (céleri), fruits à coque (noisette), crustacées, arachide…

Les allergènes alimentaires peuvent parfois être responsables de symptômes respiratoires et inversement.

Diagnostic biologique de l'allergie

Les tests biologiques de l’allergie peuvent être effectués à tout âge, à partir d’une prise de sang. Ils ne nécessitent pas d’être à jeun ni l’arrêt des traitements.

Les tests sanguins de dépistage de l’allergie répondent à la question : est-ce une allergie ?

Ils permettent, en complément de la consultation médicale, d’affirmer ou d’exclure l’origine allergique des symptômes et donc la prescription d’un traitement adapté. Il s’agit, par exemple du Phadiatop (dépistage d’allergies respiratoires) ou du Trophatop (dépistage d’allergies alimentaires)

D’autres tests sanguins répondent à la question : à quoi suis-je allergique ?

En cas de dépistage positif, les renseignements recueillis pendant la consultation médicale font suspecter 1 ou plusieurs allergènes. Les dosages d’IgE spécifiques de ces allergènes (par exemple : IgE spécifique du bouleau) permettent de conclure en cas de résultat positif à une sensibilisation. Le médecin généraliste peut aussi conseiller une consultation chez un médecin allergologue. Ce médecin spécialiste peut effectuer des tests cutanés qui orienteront le diagnostic.

Enfin, des tests plus pointus, prescrits par l’allergologue, pourront permettre d’adapter et de personnaliser la prise en charge : ce sont les IgE spécifiques d’allergènes moléculaires ou recombinants. Ces tests aident par exemple l’allergologue à prédire la sévérité des symptômes ou à adapter le régime alimentaire.

Que faire si je suis allergique ?

En cas d’allergie alimentaire :

L’allergène identifié devra être supprimé totalement ou partiellement de l’alimentation. Ces mesures d’évictions alimentaires pourront être affinées, avec l’allergologue, à l’aide de tests sanguins très pointus : les dosages d’IgE spécifiques d’allergènes moléculaires ou recombinants. L’objectif est de diminuer au maximum les évictions pour le confort de la personne allergique.

Pour les enfants scolarisés, un PAI (Projet d’Accueil Individualisé) permet à l’établissement scolaire de recevoir les enfants allergiques en toute sécurité.

En cas d’allergie respiratoire :

Des mesures peuvent permettre de réduire la quantité d’allergènes présents dans l’environnement (retrait des moquettes par exemple pour les acariens). Ces mesures peuvent être complétées par des traitements utilisés pour atténuer ou supprimer les symptômes (traitements anti-histaminiques). Mais ces traitements ne guérissent pas de l’allergie.

Il existe des traitements qui agissent sur la cause de l’allergie et peuvent supprimer définitivement les symptômes. Il s’agit de la désensibilisation ou immunothérapie spécifique. Ce sont des traitements au long court.

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