Chlamydia trachomatis

Responsable d'infections génitales chez l'homme ou la femme, Chlamydiae trachomatis représente la première cause d'infection sexuellement transmissible d'origine bactérienne et touche plus particulièrement les populations jeunes.

Si l'infection est le plus souvent asymptomatique, l'inflammation chronique engendrée par les infections à Chlamydia trachomatis peut être à l'origine de stérilité masculine ou féminine.

Des tests de dépistage sanguins ou par technique PCR existent et permettent de poser rapidement un diagnostic en vue de l'instauration d'un traitement antibiotique.

Considérée comme la principale cause d'infection sexuellement transmissible d'origine bactérienne...

Les chlamydiae : qu’est-ce que c’est ?

Chlamydia trachomatis est une bactérie pathogène strictement humaine.

La transmission se fait essentiellement lors de rapports sexuels non protégés. Les infections à Chlamydia trachomatis représentent en France la première cause d’IST (infection sexuellement transmissible) d’origine bactérienne.

Dans la plupart des cas, l’infection est asymptomatique : 75% des femmes et 50% des hommes ne présentent aucun symptôme, ce qui favorise donc la propagation des Chlamydiae et entraîne le plus souvent un diagnostic tardif.

Il existe 19 types ou sérovars de Chlamydia trachomatis, chaque type étant responsable de symptômes spécifiques.

Quels sont les modes de transmission ?

Lors de rapports sexuels par voie génitale, buccale, anale ou à l’aide d’objets souillés (sex-toys, etc…).

La transmission est également possible de la mère à l’enfant lors de la grossesse ou d’un accouchement par voie basse. Si la mère est infectée, la transmission se fait dans 60 à 70% des cas lors de la naissance.

Une infection à Chlamydia trachomatis traitée et guérie n’empêche pas d’être infecté une nouvelle fois.

A savoir : l’infection à Chlamydia trachomatis est un facteur favorisant la transmission du VIH.

Quels sont les symptômes et complications ?

Les infections urogénitales

Pour 75% des femmes et 50% des hommes, l’infection ne présente aucun symptôme.

Chez l’homme

  • Urétrite purulente : inflammation de l’urètre.

Cette urétrite peut se compliquer d’une inflammation des testicules appelée orchi-epididymite, pouvant être responsable dans certains cas de stérilité si l’infection n’est pas traitée.

Chez la femme

  • Vaginite ou cervicite (70% des cas) : inflammation vaginale ou du col de l’utérus,
  • Endométriose : inflammation du tissu qui tapisse l’intérieur de l’utérus (endomètre),
  • Douleurs pelviennes,
  • Salpingite : inflammation d’une trompe de l’utérus.

Une salpingite non traitée peut s’étendre à l’abdomen et provoquer abcès pelvien, péritonite, péri-hépatite (inflammation des tissus et organes proches du foie) et péri-néphrite (inflammation des tissus qui entourent le rein).

Les séquelles à long terme peuvent être responsables de grossesses extra-utérines, stérilité et douleurs pelviennes chroniques.

Des rectites (inflammation du rectum) peuvent également être rencontrées. Elles concernent aussi bien les hommes ou les femmes.

L’arthrite réactionnelle

Elle survient après une urétrite, le plus souvent chez l’homme.

L’arthrite réactionnelle est associée au syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter : maladie responsable d’une inflammation des articulations, de l’urètre et de la conjonctive de l’œil. Elle est asymétrique et concerne surtout les grosses articulations des membres inférieurs.

Des talalgies (douleurs du talon qui se manifestent lors de la marche) et des tendinites peuvent être associées.

La lymphogranulomatose vénérienne (LGV) ou maladie de Nicolas et Favre

Il s’agit d’une maladie peu répandue en France et qui concerne exclusivement la population homosexuelle dans sa forme anale.

Elle est due au type ou sérovars L de la bactérie et se rencontre essentiellement en Afrique, Asie du Sud-Est et Amérique du Sud.

La maladie évolue en 3 phases :

  • Ulcérations génitales ou anales,
  • Ganglions au niveau de l’aine (polyadénopathies inguinales) qui se fistulisent,
  • Fibrose génitale et anale.

L’infection du nourrisson

Les femmes infectées par Chlamydia trachomatis peuvent transmettre la bactérie au nouveau-né pendant la grossesse ou lors d’un accouchement par voie basse. Le nouveau-né est alors atteint d’une kératoconjonctivite.

Plus rarement, la transmission de la bactérie peut se compliquer d’une pneumopathie atypique du nourrisson.

Le trachome

Le trachome est une forme de kératoconjonctivite qui évolue vers la cécité.

Comment diagnostiquer l’infection ?

Le diagnostic d’infection à Chlamydia trachomatis repose essentiellement sur deux méthodes :

La PCR Chlamydiae

La PCR qui est une méthode de détection directe qui consiste à confirmer ou non la présence de la bactérie dans le milieu biologique analysé. Elle peut être réalisée à partir des urines, d’un prélèvement d’endocol ou vaginal et dans certains cas, d’un prélèvement de gorge ou anal.

Une recherche positive confirme la présence de la bactérie.

La sérologie

La sérologie qui consiste à mettre en évidence dans le sang du patient d’anticorps spécifiques de type IgG et permet de savoir si le patient a été en contact ou est actuellement en contact avec Chlamydia trachomatis.

Les indications de la sérologie se limitent aux infections génitales hautes (salpingite, endométrite, etc…) pour lesquelles il est difficile voire impossible de disposer d’un milieu biologique permettant une recherche directe de Chlamydia trachomatis par PCR.

Traitement des infections à Chlamydiae ?

Le traitement des infections urogénitales non compliquées à Chlamydia trachomatis repose la prise d’un antibiotique minute (dose unique) ou traitement court.

Les infections génitales compliquées (salpingite, endométriose, etc…) se traitent plus longtemps et font appel à l'association d’antibiotiques.

Dans tous les cas, le ou les partenaires doivent être traités simultanément afin d'éviter une réinfection.

L’éradication de Chlamydia trachomatis ne garantit pas la disparition des symptômes. Des lésions tubaires peuvent perdurer après la disparition de la bactérie.

Actualités

Campagne 2017 de vaccination contre la grippe saisonnière

11/10/2017

La campagne de vaccination contre la grippe saisonnière débute le 6 octobre 2017. L’Assurance Maladie lance sa nouvelle campagne de communication « Ne laissons pas la grippe nous gâcher l’hiver ».

15 septembre 2017 : journée mondiale du lymphome

15/09/2017

Cette année le 15 septembre est consacré à la journée mondiale du lymphome.