Contraception : la pilule

La pilule est un mode de contraception oral efficace, simple d’utilisation et peu contraignant. Cependant, elle présente un certain nombre de contre-indications et d'effets indésirables.

La première consultation est donc essentielle pour le dépistage des contre-indications à la prise d'une pilule : elle doit donc toujours comporter un examen clinique et un interrogatoire minutieux à la recherche de ces éléments.

Un bilan sanguin y est associé et adapté en fonction des antécédents personnels et familiaux de la femme, ainsi que lors du suivi régulier de la prise d'une pilule.

La pilule est un mode de contraception oral efficace, simple d’utilisation et peu contraignant.

Quels sont les différents types de pilules ?

Les pilules sont des méthodes hormonales de contraception qui agissent de différentes manières pour empêcher la survenue d'une grossesse (action sur les ovaires qui sont mis au repos, sur la muqueuse de l'utérus ainsi que sur la glaire du col de l'utérus)

Les principales pilules utilisées sont:

- les pilules œstroprogestatives (mélange d’œstrogène de synthèse et de progestatif)

- les pilules progestatives (progestatif seul)

Le choix de la pilule doit être fait en concertation entre la patiente et son médecin au cours d'une consultation médicale qui est essentielle, avec un examen clinique et un interrogatoire soignés concernant ses antécédents médicaux personnels et familiaux.

Quels sont les contre-indications à la pilule ?

Les contre-indications absolues sont principalement :

pour les pilules œstroprogestatives :

  • grossesse et post-partum (période suivant l'accouchement) de moins de 21 jours
  • tabac chez une femme de plus de 35 ans
  • diabète compliqué
  • hypertension artérielle non contrôlée
  • cancer du sein
  • tumeur du foie
  • antécédents ou présence actuelle de caillots dans les veines ou les artères (maladie thromboembolique)
  • maux de tête précédés de troubles de la vue (migraine avec aura)

pour les pilules progestatives :

  • grossesse
  • maladies thromboemboliques veineuses en cours ou antécédent de maladies thromboemboliques veineuses et artérielles (sauf pour les pilules microprogestatives)
  • cancer du sein et de l'endomètre
  • saignements génitaux non expliqués
  • maladies sévères du foie

Les risques liés à la prise d'une pilule

Le risque principal des pilules œstroprogestatives est l'accident thromboembolique veineux, c'est à dire la formation de caillots dans les veines du poumon (embolie pulmonaire) et/ou des jambes (phlébite).

Il existe aussi un risque au niveau des artères (infarctus du myocarde, AVC = accident vasculaire cérébral)

Ces risques sont majorés avec le tabac, les anomalies de la coagulation du sang et l'âge.

Une prise de sang avant de démarrer une pilule ?

Lors de la prescription d'une pilule, le bilan sanguin doit comporter le dosage du cholestérol total et des triglycérides (graisses) ainsi qu'une glycémie (taux de sucre) à jeun.

- si l'examen clinique est normal, qu'il n'y a pas de consommation de tabac et pas d'antécédent personnel ou familial particulier notamment de maladie thromboembolique, le bilan biologique peut être réalisé 3 à 6 mois après le début de la prise d'une pilule.

- s'il existe des antécédents familiaux de dyslipidémie (augmentation du taux des graisses dans le sang), dans ce cas, le bilan biologique doit être fait avant de prendre une pilule ainsi que 3 à 6 mois après.

- s'il existe des antécédents personnels ou familiaux de maladie thromboembolique, il faut également faire préalablement un bilan sanguin spécialisé avec notamment le dosage des protéines C et S, d'antithrombine, recherche de la mutation du facteur V de Leiden et de la mutation G20210A du gène de la prothrombine (facteur II).

Surveillance biologique de la prise d'une pilule

Au cours du suivi d'une pilule, si ces examens sanguins sont normaux et en l'absence de fait clinique ou familial nouveau, ce bilan est à renouveler tous les 5 ans.

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